La mort de Jean Marcourel, éditeur des Petits Classiques du Grand Pirate

Je reçois à l’instant ce mot de Jean-Pierre Spilmont que je porte immédiatement à la connaissance des lecteurs de Poezibao :

Chère Florence Trocmé,

je me permets de vous écrire pour vous informer du décès de JEAN MARCOUREL,

éditeur des Petits Classiques du Grand Pirate, un ami très cher à nombre d'entre nous
de Bernard Noël à Joël Vernet, Françoise Ascal,  E Pignon –Ernest, etc.

Il sera inhumé le 15 décembre à Toulouse

Un mot sur lui peut-être ? Il valait tant d'humanité

merci
Jean-Pierre Spilmont

lire dans la "suite de note" un écho à cette annonce par Jacques Barbaut

En janvier 2007, j'ai reçu ce mot, en écho à l'annonce de la mort de Jean Marcourel par Jean-Pierre Spilmont, de Jacques Barbaut :


Douze Petits Pans dédiés à un Pirate

 

 

• Je me souviens que j’entendis d’abord « Jean Marc-Aurèle ».

 

• Je me souviens de la boîte à chaussures de Jean Marcourel dans laquelle tenait l’ensemble de trente années d’édition.

 

• Je me souviens que Jean écrivait avec une encre violette (à la précise, donc précieuse, graphie).

 

• Je me souviens d’une Ficelle [2001, n° 44, 32 p.], de Vincent Rougier, et de son titre, Yvan, yogi, que partiellement je lui dois.

 

• Je me souviens de la revuexpresse.

 

• Je me souviens que par la poste arriva un paquet contenant le Chantier Robert Pinget — Colloque de Tours, Éd. Jean-Michel Place, 2000, 418 p., avec son Post-it petit carré rose :

 

cadeau piraté

devine par qui ?

amitiés

X

 

• Je me souviens de l’imposant matériel de radio — du temps des bandes — qui garnissait son atelier d’Aubervilliers.

 

• Je me souviens d’une improbable aimantation de Zéno Bianu, place Saint-Sulpice, évidemment.

 

• Je me souviens de : « Mon premier “ Classique ” à tendance oulipienne. »

 

• Je me souviens qu’il me conseilla l’utilisation d’un guide-âne pour la parfaite horizontalité des lignes.

 

• Je me souviens de : très beaux, pas vraiment chers.

 

• Je me souviens qu’au mois de novembre il évoquait pour moi « la troisième rive du fleuve »…

 

Jacques Barbaut, déc.-janv. 2007